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Le marché immobilier à Bordeaux en 2019 : Quel bilan ?

Posté par Romain BODENAN sur 22 janvier 2020
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Au niveau national le marché immobilier a accompli des records en dépassant le million de transactions immobilières et au niveau local, Bordeaux a su rester au sommet de sa forme. Avec une moyenne nationale de 3 367 €/m² dans l’ancien, Bordeaux surpasse la côte et de très loin en maintenant son prix avec 4 702 €/m². Bordeaux reste la 3e ville la plus chère de France derrière Paris (10.403 €/m2) et Lyon (5.065 €/m2), selon le bilan annuel 2019 du baromètre LPI-Seloger.com.

Cependant, après plusieurs années d’euphorie, c’est aujourd’hui l’heure du retour à la raison. Après quatre à cinq années de longues augmentations, la hausse des prix de l’immobilier à Bordeaux ralentit fortement.

L’immobilier à Bordeaux, la stabilité après l’euphorie

Tous les professionnels de l’immobilier sont unanimes, Bordeaux se stabilise. Après la flambée des prix ces dernières années, les acquéreurs prennent plus de temps avant de passer à l’action. Les délais de réflexion ont augmenté. Ce qui a pour conséquence de faire augmenter le nombre d’appartement à la vente dans les agences immobilières. L’effet rareté est moins significatif qu’en 2017 et 2018 par exemple. Même si les biens immobiliers avec les meilleures prestations partent encore relativement vite. Mais il y a quelques années pas si lointaines, il n’était pas rare qu’une vente se réalise dans la journée. C’est toujours possible aujourd’hui, mais c’est moins fréquent. Les temps de commercialisation se sont multipliés par trois.

Agence immobilière Saint-Seurin, Fondaudège et Palais Gallien

A l’inverse les vendeurs eux, souhaitent continuer sur la même cadence et cherchent à tirer les prix vers le haut. Deux tendances contradictoires qui tend le marché. Les acquéreurs réfléchissent par peur de se faire avoir. N’oublions pas que l’immobilier, comme tout marché, répond à la loi de l’offre et de la demande. Si la demande ne rejoint pas l’offre, aucun accord n’est possible. C’est la raison pour laquelle la hausse du marché en 2019 est de seulement +0,2% lissée sur l’année.

Malgré une année marquée par plus d’attentisme côté acheteur, Bordeaux reste une ville dynamique, attractive et donc porteuse. Les prix ne sont pas partie pour s’arrêter en si bonne route au vu du nombre de projets en cours. La création du quartier Euratlantique, Bordeaux Brazza, Bassin à Flot, ou encore Bastide Niel étendent la commune en créant habitations, commerces, loisirs et surtout emplois.

A noter que le marché immobilier bordelais doit être analysé quartier par quartier . Comme toute grande métropole, Bordeaux est divisible en différents secteurs qui ont chacun leur propre spécificités. En effet, les marchés immobiliers à Bordeaux lac et autour de la place de la Victoire sont totalement différents. 

Des quartiers comme les Chartrons, le Triangle d’Or ou encore Saint Pierre ont subi de plein fouet la convoitise de Bordeaux avec en moyenne +38% de hausse en 5 ans. Certains biens se sont vendus à plus de 7000€/m² pendant les heures de gloire de Bordeaux.. Il est donc normal que le marché s’auto-régule et ralentisse.

A l’inverse des quartiers comme Saint Michel, Saint Paul, Nansouty ou encore Bacalan ont sorti leurs épingles du jeu en augmentant leur prix au m² de façon modéré. Probablement une spéculation plus raisonnée par ses habitants. Un pari gagnant lorsque l’on voit la demande actuelle.

Bordeaux plus stable, les villes limitrophes s’emballent

Alors que les villes de Bordeaux Métropole ont toujours réagi par domino, aujourd’hui ces dernières ont passé la vitesse supérieure. En effet, le prix du m² à Bordeaux ayant tellement augmenté, la classe moyenne Bordelaise a du sortir du centre-ville pour y découvrir les charmes des autres villes. 

Ajoutons à cela le développement du réseau de transport en commun, l’amélioration des infrastructures etc… Autant d’éléments qui donnent de l’attractivité aux villes périphériques de Bordeaux. En effet, des villes comme Mérignac ont de nombreux atouts et attirent de plus en plus d’habitants et travailleurs. Le développement du cœur aéroparc et l’activité aéronautique vont constituer plus de 40000 emplois d’ici 2030, l’aménagement du quartier Chemin long et l’allongement du tramway jusqu’à l’aéroport en font des atouts supplémentaires.

Tout comme Mérignac, Le Bouscat étend également sa capacité d’accueil avec l’extension du tramway qui repousse les limites de la ville et relie un peu plus l’est de Bordeaux et donne de nouvelles opportunités aux habitants.

Bref, Bordeaux pousse les murs de sa demeure en transformant Bordeaux, en Bordeaux Métropole. Toutes ces villes se retrouvent autour d’un intérêt commun, celui du développement qui dévoile chaque jour un peu plus le potentiel de la région. Investir sur les communes environnantes n’a jamais été aussi tentant et intéressant.

La rive gauche n’est pas la seule à s’être étendue. La rive droite aussi tire son épingle du jeu. Commençant par le quartier de Stalingrad, jusqu’à Floirac puis Lormont la demande s’étend aujourd’hui bien plus loin. Le tramway a ainsi contribué au développement des villes environnantes. A noter que Bordeaux est à la fois une grande ville, comme une petite ville. Grande par son nombre d’habitants, cependant, il est très facile de s’y déplacer et d’y faire le tour en moins de 30-40 minutes par la rocade. Ainsi, le nombre de ponts, l’accessibilité des bus et du tramway a démocratisé un peu plus des villes comme Bouliac. Il est donc plus facile d’investir aujourd’hui à des villes comme Bassens, Carbon-Blanc ou encore Sainte-Eulalie.

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